Place aux anciens — 10 stratégies légendaires de notre enfance
L'enfance est loin derrière nous, mais les souvenirs, eux, sont bien vivants ! Et pour replonger dans la nostalgie de l'époque où l'herbe était plus verte, rien de tel que les stratégies cultes. Elles ne pardonnaient pas la moindre erreur et exigeaient de se creuser les méninges. En contrepartie, on y trouvait un gameplay profond et un vrai espace de manœuvre tactique. Beaucoup de studios n'ont d'ailleurs pas oublié leur héritage et ont sorti d'excellents remasters.
Voici 10 stratégies devenues légendaires pour toute une génération de joueurs. L'occasion de raviver vos souvenirs des fameux Heroes 3, de sourire une fois encore devant les répliques cultes de Warcraft 3, et de revisiter quelques autres classiques du genre.
Moyen Âge et fantasy
Heroes of Might and Magic III: The Restoration of Erathia
Année de sortie : 1999 Ce qu'on a aimé : les batailles au tour par tour, les éléments RPG, la génération aléatoire, l'éditeur de cartes.
Heroes of Might and Magic III est un classique qui n'a plus besoin d'être présenté. Ce célèbre jeu de fantasy combine des éléments de stratégie et de RPG, avec assez de contenu pour des centaines d'heures d'exploration. Au programme : des scénarios prêts à l'emploi, des cartes générées aléatoirement, et même la possibilité de créer ses propres campagnes grâce à un éditeur très complet.
Heroes 3 déborde de mécaniques variées. En explorant le monde en vue isométrique, on tombe sur des trésors, des sources de ressources, des objets accordant des bonus de caractéristiques, et bien plus encore. Les ressources récoltées servent ensuite à développer ses villes — un volet qui demande une vraie gestion. Et lors des combats au tour par tour, il faut faire preuve d'une réelle finesse tactique en dirigeant chaque unité individuellement.
La meilleure façon de profiter légalement des troisièmes Heroes aujourd'hui reste l'édition Complete sur GOG. Le remaster Heroes of Might and Magic 3 HD sur Steam, lui, a été critiqué par les fans pour son contenu amputé. À noter que le récent Heroes of Might and Magic: Olden Era a été pensé sous l'influence très claire du troisième opus.
Crusader Kings
Année de sortie : 2004 Ce qu'on a aimé : le cadre historique, les systèmes de gestion d'État poussés.
Crusader Kings reste une série adorée pour la richesse de ses mécaniques, qui permettent de gouverner son empire dans le moindre détail. Le premier épisode, sorti en 2004, a posé les bases de la formule : unifier les royaumes éparpillés d'Europe sous une même bannière. Les missions ne manquent pas pour le souverain fraîchement couronné : conquêtes de nouvelles terres, construction d'infrastructures, gestion des brigands et des traîtres.
Chaque partie de Crusader Kings est unique, car les décisions prises influencent directement le déroulement de l'histoire. La fenêtre temporelle est large : sur 400 ans, on peut participer aux croisades, aux grandes guerres et bien d'autres événements. C'est aussi pour cela qu'il est crucial de faire prospérer sa dynastie et de lui assurer des héritiers dignes de ce nom.
Crusader Kings se joue avec réflexion : presque chaque action repose sur sa propre mécanique. Pour mener une bataille, il faut préparer une armée et mobiliser des ressources. Au quotidien, il faut promulguer des lois, instaurer des taxes et composer avec les courtisans. Seul bémol : l'interface du premier opus a clairement vieilli et n'est pas des plus pratiques aujourd'hui.
Stronghold: Crusader
Année de sortie : 2002 Ce qu'on a aimé : le développement de sa forteresse, la diversité des missions.
Dans Stronghold: Crusader, on ne dirige pas un immense royaume, mais une seule cité plantée dans le désert à l'époque des croisades. Le château devient le cœur de tout : on y stocke les ressources, on y forme une armée composée d'unités très variées. Mais les seigneurs locaux n'apprécient guère cet intrus, et la forteresse subit régulièrement des raids.
Depuis sa sortie, le jeu a connu plusieurs rééditions et extensions. Stronghold: Crusader propose donc aujourd'hui une multitude de campagnes aux objectifs différents. Et pour ceux qui veulent un défi encore plus rude, les batailles multijoueurs permettent de mettre ses talents tactiques à rude épreuve.
La meilleure façon de jouer à Stronghold: Crusader aujourd'hui est de se procurer le remaster Stronghold Crusader: Definitive Edition. Il améliore non seulement les graphismes et ajoute du nouveau contenu, mais continue d'évoluer grâce aux DLC. The Sergeant & The Lioness, par exemple, a introduit deux nouveaux seigneurs et une trame narrative supplémentaire.
Warcraft III
Année de sortie : 2002 Ce qu'on a aimé : des campagnes scénarisées soignées, des éléments RPG, un doublage devenu culte.
Warcraft III, on pourrait en parler des heures : c'est une stratégie légendaire qui a bouleversé le genre RTS et qui peut se vanter de choix de game design géniaux. Le passage en 3D avec une caméra dont on peut changer la perspective semblait révolutionnaire en 2002. Et l'accent mis sur les héros puissants combattant aux côtés des unités classiques a apporté à la série une vraie dimension RPG.
Warcraft III reste une discipline esport reconnue dans certains cercles, et plusieurs créations issues de son éditeur de cartes ont fini par devenir des jeux à part entière — Dota 2 en tête. Le jeu a aussi considérablement enrichi l'univers de fantasy qui vit et continue de s'étendre aujourd'hui à travers World of Warcraft. Au passage, le développement du MMO ultra-populaire a justement démarré sur les bases du troisième Warcraft.
Dans les pays russophones, des phrases comme « Il faut plus d'or » ou « Encore travailler ?! » sont connues même de ceux qui n'ont jamais touché au jeu, tant le doublage russe est devenu culte — un phénomène local qui réchauffe encore le cœur des vieux fans. Côté francophone, ce sont surtout les voix originales et leurs intonations qui restent gravées dans les mémoires. On espère que tôt ou tard, les fans verront naître un Warcraft IV à la hauteur.
Pour ceux d’entre nous qui ont passé d’innombrables heures plongés dans l’univers de Warcraft, à gérer soigneusement les ressources, construire des armées et anticiper chaque mouvement de l’adversaire, l’attrait de la stratégie ne disparaît jamais vraiment. C’est justement ce goût pour la prise de décision réfléchie et l’anticipation qui peut rendre des formes de divertissement modernes — comme BetWest casino — étonnamment captivantes pour les joueurs expérimentés. Si le décor est passé des champs de bataille peuplés d’orcs à des tables numériques et des probabilités, le frisson reste familier : analyser la situation, gérer le risque et choisir le bon moment pour agir. Pour les fans de longue date de Warcraft, c’est une arène différente — mais où l’expérience et l’intuition ont toujours leur place.
Age of Empires II: The Age of Kings
Année de sortie : 1999 Ce qu'on a aimé : la diversité des civilisations jouables, la couverture étendue de l'histoire et des technologies humaines.
Age of Empires II: The Age of Kings s'est imposé instantanément grâce à son gameplay profond et captivant, où l'on développe son empire au fil des siècles à travers le passage des époques. On peut prendre les commandes de dizaines de civilisations différentes, aussi bien dans les campagnes scénarisées que dans les modes annexes. Les objectifs, eux, restent assez classiques pour le genre.
Récolte de ressources, construction de bâtiments, recherches scientifiques, formation d'unités militaires : voilà le quotidien du dirigeant. Age of Empires II met une attention particulière sur les transitions d'époques : avec le temps, de nouvelles technologies se débloquent, ce qui empêche le développement de stagner.
Comme beaucoup d'autres stratégies cultes, Age of Empires II a connu une seconde vie grâce à Age of Empires II: Definitive Edition, qui modernise les graphismes et ajoute du contenu inédit. Et le flot de nouveautés ne se tarit pas : le jeu continue de recevoir des DLC avec de nouvelles campagnes et civilisations, donnant constamment envie de revenir bâtir son propre empire.
Science-fiction et futur lointain
StarCraft
Année de sortie : 1998 Ce qu'on a aimé : le cadre science-fictionnel, un gameplay unique pour chaque race.
Dans le cœur de certains, StarCraft tient une place encore plus chère que Warcraft. Aux orcs et aux elfes d'Azeroth, le jeu a substitué un futur lointain où humains (les Terrans), Protoss extraterrestres et Zergs s'affrontent pour la suprématie. Ces races ne diffèrent pas seulement par leur apparence, mais aussi par des spécificités uniques. C'est précisément ce qui rend le jeu passionnant, quelle que soit la faction choisie : il faut maîtriser leurs forces et leurs faiblesses.
Comme dans Warcraft, le gameplay de StarCraft repose sur le développement d'une base et les combats en temps réel. On récolte des ressources, on construit des bâtiments, on produit des unités, puis on part à l'assaut de l'adversaire. Et les scénarios faits par les fans dans l'éditeur de cartes ajoutent encore une couche de variété.
Aujourd'hui, l'avenir de la série StarCraft reste flou. Les amateurs de la première heure passent leur temps sur StarCraft Remastered, tandis que d'autres préfèrent StarCraft 2, qui fut en son temps l'une des plus grandes disciplines esport. Les rumeurs disent que Blizzard veut faire revivre la franchise, mais rien ne garantit que la prochaine itération sera bien une stratégie — et non, par exemple, un jeu d'action.
Warhammer 40,000: Dawn of War
Année de sortie : 2004 Ce qu'on a aimé : la personnalisation visuelle de son armée, le grand nombre d'unités à l'écran.
Pour beaucoup, c'est Warhammer 40,000: Dawn of War qui a servi de porte d'entrée à l'univers grimdark du futur lointain. Cette stratégie en temps réel propose de découvrir les principales factions du « 40K » : Space Marines, Orks, Necrons, et d'autres encore. Et le jeu ne s'embarrasse pas d'une « canonicité » excessive : dans Dawn of War, on peut peindre ses unités comme s'il s'agissait de figurines d'un véritable wargame de plateau.
On peut exercer ses talents stratégiques aussi bien dans les scénarios scénarisés que dans de simples affrontements entre factions. Et les batailles de Dawn of War sont vraiment grandioses. Des dizaines d'unités peuvent se trouver simultanément à l'écran, soulignant le caractère épique de l'univers de Warhammer 40,000.
L'intégralité du contenu de Warhammer 40,000: Dawn of War, avec graphismes améliorés et confort moderne, est rassemblée dans la Warhammer 40,000: Dawn of War – Definitive Edition. Le jeu a aussi connu des suites, mais leurs changements radicaux ont été jugés discutables par les fans de l'original. L'esprit de la classique RTS pourrait toutefois revenir avec le potentiel Age of Empires IV.
Guerres du XXᵉ siècle
Command & Conquer: Red Alert 2
Année de sortie : 2000 Ce qu'on a aimé : un cadre original, une grande diversité d'unités, de bâtiments et de technologies.
Command & Conquer: Red Alert 2 régale les joueurs avec son cadre singulier : les forces soviétiques envahissent les États-Unis. Dans ce conflit d'envergure, on peut prendre le commandement aussi bien des troupes soviétiques que des forces alliées. Dans le rôle du commandant en chef, il faut développer et défendre sa base pour rassembler ses forces et contraindre l'adversaire à capituler.
Pour écraser l'armée ennemie, les options ne manquent pas : plus de 80 bâtiments et unités sont disponibles. Cette diversité est complétée par une foule de technologies militaires bien utiles au combat. Drones de combat, centres de clonage, chars high-tech : tout est là pour élaborer sa propre tactique d'anéantissement total.
Les fans ont adoré Red Alert 2 pour son rythme rapide et ultra-prenant. Pas besoin d'être un expert du genre pour plonger dans cet univers d'histoire alternative, mais les joueurs aguerris apprécieront les nombreuses possibilités de tactiques élaborées.
Commandos: Behind Enemy Lines
Année de sortie : 1998 Ce qu'on a aimé : la réflexion tactique avec six combattants uniques, les mécaniques d'infiltration.
Dans Commandos: Behind Enemy Lines, le joueur est plongé dans les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale. Mais pas dans la peau de participants à des batailles célèbres ni d'un commandant à la tête d'une armée immense. Ici, l'attention se porte sur un commando d'élite opérant derrière les lignes allemandes lors de missions à haut risque.
L'unité est composée de six soldats, chacun doté de compétences uniques. Au fil de la campagne, ils mènent des opérations de sabotage — impossible de s'en sortir sans une stratégie bien pensée. Les joueurs doivent suivre les déplacements ennemis, planifier leurs actions et coordonner leur équipe lors d'attaques éclair.
Foncer dans le tas n'est d'ailleurs pas toujours la bonne option : un petit commando ne fait pas le poids face à une armée préparée en confrontation directe. Commandos accorde donc une grande place aux mécaniques d'infiltration. Le rendu visuel et la conception soignée des niveaux renforcent l'atmosphère oppressante d'une mission « dans la gueule du loup » — les bases ennemies grouillent littéralement d'adversaires.
Soldiers: Heroes of World War II
Année de sortie : 2004 Ce qu'on a aimé : plus d'une centaine d'unités et de véhicules, un environnement interactif.
Soldiers: Heroes of World War II (connu sous le nom de В тылу врага — « Derrière les lignes ennemies » — dans son pays d'origine, l'Ukraine) reste l'un des représentants les plus marquants des stratégies sur la Seconde Guerre mondiale. Le premier opus, contrairement à ses suites, a fait l'unanimité — et les raisons de l'encenser ne manquent pas. Les joueurs peuvent par exemple combattre dans le camp de l'URSS, des États-Unis, du Royaume-Uni ou de l'Allemagne, en peaufinant leur tactique à travers différents scénarios.
Chaque mission se prête volontiers à plusieurs parties, grâce à la grande variété des approches au combat. Soldiers: Heroes of World War II propose plus d'une centaine d'unités, recréées avec une fidélité historique impressionnante (compte tenu de l'année de sortie, bien sûr). Mais l'essentiel n'est pas dans le nombre : c'est l'interactivité de l'environnement qui fait la différence. Certains obstacles peuvent être détruits, d'autres servir d'abri pour des embuscades.
Et libre à vous de ne pas vous limiter aux affrontements contre l'IA. Le jeu propose aussi des batailles multijoueurs et, sur sa version Steam, un Workshop bien rempli avec une multitude de mods réalisés par les fans.